[tricot] Test : Chevron Socks

Me revoici avec une paire de chaussettes tricotées rapidement (compte tenu de mon rythme actuel) pour cause de test. Eh oui, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’avais déjà plein de projets en cours et la date limite était relativement proche mais quand j’ai vu l’appel à testeurs, je n’ai pas résisté 🙂 Il faut dire que la créatrice de ces chaussettes est une tricoteuse de haut vol avec, ce n’est pas négligeable, un très bon goût ! Allez faire un petit tour sur son blog ou sa page Ravelry, vous verrez ce que je veux dire. En dehors du motif de chevrons, réalisé avec une alternance de mailles endroit et envers, ce qui m’a attirée vers ce modèle c’est le principe de mailles glissées appliquées pas seulement à l’arrière du talon mais aussi sur les côtés. C’est très utile pour celles et ceux qui abîment leurs chaussettes au niveau des malléoles (vous savez, ces deux excroissances osseuses du tibia et du péroné dans lesquelles on se cogne souvent). Il y a aussi le même système de renforcement sous l’articulation métatarso-phalangienne – désolée, c’est le boulot qui ressort – pour celles et ceux qui auraient tendance à trouer leurs chaussettes par en-dessous.

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En fait j’ai la chance de ne pas avoir trop besoin de ces renforts – hormis celui de l’arrière du talon – parce que je ne porte mes chaussettes en laine qu’à la maison : j’ai déjà le pied assez large et parfois du mal à trouver des chaussures adaptées, je ne peux pas me permettre de rajouter des épaisseurs 🙂 Ceci étant dit, les mailles glissées ne servent pas qu’à renforcer : en resserrant le tricot, elles permettent un très bon ajustement et la chaussette tient alors très bien en place.

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J’aime bien participer à des test knit parce que c’est pour moi l’occasion de découvrir des créatrices ou créateurs et avec uncia, vous ne serez pas déçus : le modèle est très clair, bien expliqué et tout se déroule sans problème. Au cours du test, avec les autres participantes nous avons pu apporter quelques petites corrections pour assurer aux prochains tricoteurs un modèle le plus précis possible. Le dialogue avec la créatrice était simple et rapide, malgré le décalage horaire puisqu’elle est basée en Inde !

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Pour l’occasion du test, je me suis fait plaisir et je suis allée acheter de la Malabrigo Sock en coloris Ravelry Red (toujours difficile à prendre en photo le rouge). Comme je n’avais pas beaucoup de temps, je devais acheter cette laine en magasin, ce qui est assez inhabituel pour moi. J’en ai profité pour découvrir une mercerie installée pas très loin de chez moi, ouverte depuis environ un an et qui vend de la laine Malabrigo et de la Drops entre autres : Mère Cerise. Ce très joli magasin est situé à Lambersart au 364 avenue de Dunkerque. Si vous habitez dans le secteur et que vous n’avez pas encore eu l’occasion d’y aller, faites-y un tour, la gérante est très chaleureuse.

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Rien de particulier à signaler pour ces chaussettes, à part que j’ai eu du mal à retenir le motif de chevrons. Et si je refais ce modèle, je déplacerai légèrement la bande de renfort sous le pied pour qu’elle soit plus éloignée de mes orteils.

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Si ça vous intéresse de participer à des test knit, il y a un groupe Ravelry qui liste de très nombreux tests auxquels vous pouvez participer. Le groupe est très bien structuré et très bien suivi et avant de vous engager, vous connaissez le type de projet, le niveau de difficulté et la date limite.

[couture] soutien-gorge #4

Ne cherchez pas, je ne vous ai jamais vraiment présenté les précédents et je ne suis pas certaine de les avoir gardés ! Le tout premier provenait de Merckwaerdigh : j’y avais pris le kit avec tous les éléments et un patron. C’était très bien pour un premier parce que j’avais le sentiment d’être prise par la main. Au final, le soutien-gorge n’était pas très portable car fait dans un tissu un peu trop élastique et à mon goût, il n’offrait pas le soutien attendu. J’ai regardé récemment pour acheter un nouveau kit, mais les couleurs et les motifs proposés n’étaient pas à mon goût.

Le second provenait également d’un kit, acheté chez BWear, fait avec tous les éléments recommandés par Beverley Johnson. L’intérêt était de savoir à quoi ressemblait les tissus mentionnés (Powernet, Simplex, Duoplex), parce que par chez moi, je suis quasiment certaine qu’aucun magasin de tissu n’a ça en stock. Le patron utilisé était le Classic Bra de Pin Up Girls Je n’ai pas ce 2e soutien-gorge sous la main pour vous le montrer mais il était très réussi et la taille me convenait bien. Les deux seules choses à lui reprocher seraient un bonnet un peu trop pointu (reproche souvent fait à ce modèle) et des armatures trop longues qui me gênaient sous les bras.

Le troisième essai était un Watson Bra de chez Cloth Habit. Ce n’est pas le style que je porte habituellement, à mon avis il offre trop peu de soutien. Ceci dit, étant donné que je n’ai pas utilisé les bons tissus, je me trompe peut-être lourdement 🙂

Enfin voici le dernier essai en date : le patron est celui de base du livre Bare Essentials: Bra sans modifications. J’ai réutilisé les armatures d’un soutien-gorge en fin de vie qui m’allait très bien ; je savais donc qu’elles seraient à la bonne taille. Pendant que j’y étais à massacrer mon vieux SG, j’ai aussi récupéré les différents éléments tels que les anneaux et les attaches de dos.

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J’en suis ravie ! Il n’est pas tout à fait parfait mais quelques points cruciaux sont corrects, à savoir la bande qui est de la bonne taille, les bretelles qui sont au bon emplacement et surtout la partie milieu devant qui est bien positionnée contre mon sternum.

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Comme il s’agit là d’un point crucial pour l’ajustement d’un soutien-gorge, je suis très contente. Evidemment, ceci dépend surtout des armatures et de la largeur de la pièce de pont ; je suis contente qu’elles s’ajustent bien.bra1_09

C’était la première fois que j’utilisais un protège armatures élastique, c’était un peu curieux au début mais finalement plutôt pratique donc je pense que je commanderais à nouveau ce type de tube.

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Le tissu pour la doublure est du simplex, un tissu avec assez peu d’élasticité qui permet un bon maintien, surtout pour la partie inférieure des bonnets. Les élastiques de bande et de bretelles ainsi que le protège armatures et les tissus viennent de The Sewing Chestbra1_07

Le choix du tissu est évidemment crucial aussi pour un soutien-gorge, vous ne pouvez pas utiliser tout à fait ce que vous voulez. Pour un confort et un soutien optimal, il est important que la bande de dos soit coupée dans un tissu ayant environ 50 % de stretch.
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La couleur intégralement blanche du soutien-gorge est un peu sobre, j’essaierai de mettre de la couleur dans les prochaines versions !
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J’ai rembourré un peu Pamela parce que sa poitrine n’est pas tout à fait aussi généreuse que la mienne. Le tissu utilisé pour l’extérieur des bonnets est un tissu très glissant, très fin et très élastique, pas très sympathique à coudre ! Il a fait plein de petits plis disgracieux un peu partout, mais il a l’avantage d’être très doux au toucher donc je pense que j’utiliserai le reste plutôt pour une culotte.
Même si Pamela n’a pas la même poitrine que moi, on voit bien que les bonnets donnent un rendu assez pointu.bra1_01

Pour résumer les modifications à faire :

  • agrandir la partie supérieure du bonnet
  • arrondir la pointe

Pour voir ce que ça donne sur moi, jetez un oeil dans mon fil Instagram, j’y ai posé..

Si ça vous tente de vous lancer dans la réalisation de soutien-gorge, n’oubliez pas les excellents articles de Marie Poisson et de Milena !

à bientôt pour la version suivante

[podcast] Tuto recouvreuse

Celles et ceux qui sont abonné(e)s à ma chaîne Youtube l’auront déjà vu : j’ai (enfin) publié une nouvelle vidéo. C’est un genre différent cette fois-ci parce que je vous propose un rapide tour d’horizon de la machine peu connue qu’est la recouvreuse. Attention, ce n’est pas une surjeteuse, même s’il y a quelques éléments en commun. Bref, après une courte présentation de la machine, j’enchaîne sur la pose des aiguilles puis l’enfilage des différentes bobines ; ensuite c’est couture et surtout arrêt de fil, un aspect très important pour la recouvreuse. Je termine en vous montrant deux de mes réalisations utilisant la recouvreuse. Bon visionnage !

[couture] Exposition « Fashion Forward » au Musée des Arts Décoratifs

edit : l’exposition est malheureusement close mais le catalogue est toujours disponible ici.

Au début du mois de mai, j’ai profité d’une semaine de formation à Paris pour aller visiter l’exposition « Fashion Forward : 3 siècles de mode (1715-2016) » au Musée des Arts Décoratifs. C’était bluffant pour tout dire ! L’exposition a présenté plus de 300 pièces de mode pour femme, homme et enfants.

Voir des pièces textiles âgées de 3 siècles est très impressionnant, surtout quand on sait à quel point ces pièces sont fragiles. Je vous avoue toutefois que les robes du 18e siècle me laissent assez froides, en revanche j’adore le jeu de texture qu’on peut voir sur les pièces de la seconde moitié du 19e siècle.

La scénographie de la fin de l’expo était très réussie et permettait d’avoir un aperçu de l’arrière (et du dessous) des robes 🙂 Je vous laisse avec les photos !

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[tricot] WIP Wednesday #10

Le tricot en cours que je vous présente me donne chaud rien que de le regarder. Il faut dire que nous sommes en plein vague de canicule cette semaine et je ne suis pas certaine d’avoir envie de tricoter un pull en laine en ce moment. Mais bon, j’aimerais le finir pour pouvoir commencer quelque chose d’autre, comme ce beau pull Polwarth d’Ysolda Teague. La question étant : quelle laine vais-je utiliser, sachant que le fil recommandé n’est pas (plus ?) distribué ?

Patons cabled knit cardigan

Patons cabled knit cardigan

Ce modèle gratuit est le Patons Cabled Knit Cardigan et je le tricote avec la laine Universal Yarn’s Renew Wool, un reste de mon pull Narragansett (non blogué). Coïncidence ou pas, je l’ai détricoté ce weekend 🙂

Ce petit gilet est réalisé en taille 6 mois (la plus petite) avec des aiguilles 4 mm au lieu des 4.5 mm demandées par le modèle. Le petit destinataire est mon neveu Alexei, né le 18 juillet.

à bientôt !

Sophie

[couture] Ottobre 1/2013, modèle 13, tablier d’école

Ma poulette grandit ! et je suis presque plus excitée qu’elle à l’idée de sa rentrée en petite section de maternelle. J’ai toujours adoré l’école, j’espère que ce sera son cas 🙂

Dans la liste des fournitures pour la rentrée, il y avait un tablier en tissu. Enfin quand je parle de fournitures, entendons-nous bien, là ça s’adresse à des petits de trois ans, donc c’est encore pas mal orienté « bébé » : mouchoirs, lingettes et change. La chose qui change pas mal par rapport à la crèche c’est l’absence de tétine, je pense que ma poulette va avoir bien du mal à s’en passer pour la sieste. Donc revenons à ce tablier en tissu : je ne sais pas depuis combien de temps les écoles demandent ça, quand j’étais gamine, ça n’existait plus. Comme pour le service militaire ou JAPD, il semble que je sois passée entre les gouttes ! Je n’ai pas cousu grand chose pour ma poulette cette année, alors je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

Après quelques recherches sur internet pour voir à quoi ça devait ressembler, j’ai pu établir un « cahier des charges » : grand, manches élastiquées, si possible fermeture dans le dos et pressions pour que ça ne soit pas trop lourdingue pour la maîtresse ou l’assistance de classe à fermer. Ensuite, petit feuilletage de ma collection de magazines Ottobre (j’ai trois ans de magazines, j’ai arrêté mon abonnement l’année passée) et je suis tombée sur le modèle qui me convenait : le numéro 13 du magazine 1 de 2013. Il répondait au cahier des charges avec très peu de modifications : j’ai simplement rallongé les manches et piqué la poche en forme de cœur au modèle suivant.

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Le tissu provient exclusivement du stock : le gris avait été acheté à Paris (gentleman du coupon si je me souviens bien) ; j’avais essayé d’en faire une jupe mais il est bien trop raide et j’avais donc l’impression de porter un tipi. Quant au tissu à motifs, c’est le même que celui utilisé pour le chapeau et la jupe à lapins de poulette l’année passée.

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Les petites poches sont assez pénibles à coudre, je ne suis pas sure de les refaire pour le prochain tablier ! Mais bon elles apportent une jolie petite touche et un peu de couleur à ce tablier gris. Les pressions KAM proviennent aussi du stock, d’ailleurs je vais devoir en racheter très prochainement, je n’en ai presque plus. Vous avez des bonnes adresses à partager pour les pressions KAM ?

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Depuis la prise de la photo, j’ai posé les pressions, promis !

Le modèle présenté dans le magazine est en vichy, je pense que c’est pour ça qu’ils ont prévu les empiècements devant et dos en biais. Sinon, j’avoue que je ne vois pas trop l’intérêt compte tenu de la taille de la pièce en question.

J’avoue m’être fait plaisir à choisir le modèle ainsi que le tissu, puis à réaliser ce tablier. Ma poulette l’aime beaucoup, reste à voir si ça convient à la maîtresse 🙂

Bonne rentrée à tou(te)s !

Sophie

[couture] Sewaholic Gabriola Skirt

Il paraît que ces dernières années, les jupes maxi font leur grand retour. Evidemment je n’ai pas résisté à la tentation après avoir vu de belles réalisations sur le web. On commence à avoir l’embarras du choix en terme de patrons et j’ai un peu hésité au départ : je savais que je ne voulais pas d’une jupe longue en jersey ; il me restait alors le choix entre deux concurrentes : la jupe Gabriola de Sewaholic Patterns ou la jupe Fumeterre de Deer and Doe. A partir de là, le choix a été simple, je trouve que les lignes de la Gabriola sont beaucoup plus flatteuses et pas seulement à cause de l’empiècement.

Sewaholic Patterns – Gabriola

Dee and Doe – Fumeterre

Si vous regardez dans le détail, vous verrez que les pans de la Gabriola s’évasent légèrement un peu avant le genou, ce qui contribue à un très beau rendu – mieux qu’une simple jupe trapèze dont on aurait rallongé les pans.

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J’ai trouvé le tissu à l’occasion de notre virée chez Bennytex avec Catherine. J’ai pris un coton stretch bleu marine (peut-être une gabardine) et j’ai choisi le côté le plus mat pour l’endroit. Je me serais bien laissé tenter par une jupe à motifs mais j’avais vraiment peur du rendu compte tenu de la surface de la jupe –  je l’ai jouée plutôt discrète (autant qu’une jupe maxi puisse l’être) avec cette couleur unie.

 

Pour la réalisation, rien de bien complexe, d’autant qu’elle n’a pas de poches : quelques pans, les différents morceaux de l’empiècement, une fermeture à glissière puis une ceinture droite. Je ne suis pas satisfaite de la réalisation de la ceinture, les ceintures sont d’ailleurs encore mon point faible, il va falloir les travailler.

Je vous avoue que je n’ai pas encore eu l’occasion de la porter une journée complète, tout simplement parce que je trouve que je n’ai pas de haut qui va bien avec. Etant donné que c’est une taille haute, il me faudrait un haut ajusté à la taille et pas trop long et depuis la grossesse, je n’ai plus ce type de haut. Je vais me pencher sur la question, je me disais que ce serait pas mal avec un simple t-shirt blanc. Qu’en pensez-vous ?

Récapitulatif

Patron : Jupe Gabriola – Sewaholic Patterns / Tissu : gabardine (?) stretch de chez Bennytex / Taille : 14-16 / Modifications : longueur raccourcie, taille resserrée

  • Les plus

La ligne générale, le patronnage et les explications du patron.

  • Les moins

L’absence de poches, la ceinture droite et la difficulté à l’ajuster si besoin.

Dans une catégorie à part, j’ajouterais que je n’ai pas l’habitude de ce type de jupe, il faut donc faire attention dans les escaliers – à la fois en montée et en descente – mais c’est inhérent à ce type de jupe 🙂

 

[podcast] épisode 2 : bleu nuit

Me revoici avec le 2e épisode du podcast, cette fois-ci en bilingue 🙂

 

[autre] Et si on s’éparpillait avec des bijoux ?

Oui apparemment, j’ai encore un peu trop de temps libre, j’ai donc besoin de me trouver une nouvelle activité ! Non plus sérieusement, la raison pour laquelle j’ai acheté de quoi faire quelques bijoux est que j’adore les boucles d’oreilles. J’en ai beaucoup et j’en veux toujours plus. Je me suis fait percer les oreilles assez tard, j’avais 22 ans (mon père a toujours dit que je devais attendre d’être majeure, vu qu’il était contre) mais je pense que je me suis bien rattrapée maintenant !

Quand nous sommes allées au CSF de Paris en Novembre avec ma copine Catherine, nous sommes bien sûr tombées sur un certain nombre de stands vendant des articles pour bijoux. Comment ne pas succomber à ces jolies choses ? J’y ai trouvé la carte du site Mon bijou facile qui propose des tutoriels et une boutique en ligne. Vous verrez donc que j’ai copié sans vergogne le style de certains des bijoux, je n’ai aucune imagination. Comme le nom l’indique, c’est facile à faire avec deux pinces et les petits éléments adéquats. 

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Quant à l’éparpillement, ça ne va pas s’arranger : après avoir vu cette photo de Kim sur Instagram (et après les avoir pas mal reluqués), j’ai été obligée de commander un Kit Constellation Quilt par Haptic Lab. Si vous ne lez connaissez pas encore, allez jeter un oeil, ce qu’ils font est magnifique ! Et non je n’ai jamais fait de quilt, mais je peux toujours apprendre non ? 😉

 

[tricot] Pull Millisande

Enfin fini ! Ce pull m’a paru interminable… Je l’ai commencé en août, espérant naïvement pourvoir le finir pour l’hiver. Mais non, ça ne s’est pas passé comme prévu. D’abord parce qu’il y a une quantité impressionnante de torsades et très très peu de jersey pour se reposer l’esprit. Ensuite parce que je me suis retrouvée à court de laine à environ 10% de la fin : il me restait le haut du devant droit et le col à faire. J’ai donc dû racheter de la laine en espérant que la différence de bain ne se voie pas trop. Eh oui, parce qu’évidemment pour commencer ce pull j’avais consciencieusement puisé dans mon stock – et j’y avais pêché une laine qui avait à l’époque 3 ans et demi. Autant vous dire que les chances d’avoir le même bain se rapprochaient de zéro. Surtout en prenant un autre magasin. Eh oui  parce qu’à l’époque et pour une raison encore inconnue, il avait fallu attendre plus de 2 mois pour ces 15 pelotes.

 

 

J’ai donc croisé les doigts très fort en commandant ma laine et heureusement la différence de couleur est plus que subtile parce qu’aucune des personnes à qui j’ai demandé n’a pu me dire où se situait la jointure. Ouf ! Sauf que. Oui sauf qu’en la tricotant, je la trouvais bien fine cette laine : mes mains avaient en mémoire quelque chose de plus épais. Je vérifie donc que je ne me suis pas trompée de qualité de laine. Non non c’est bien de la Drops Lima. Entre mes deux achats évidemment le design de la bande a un peu changé mais c’est bien la même. Quoi que… En y regardant de plus près, je remarque que les coquins de chez Drops ont modifié la longueur de laine pour 50 g, on est passé de 90 m à 100 m. Belle augmentation ! Ce qui pour une pelote de même poids, fait une différence certaine dans l’épaisseur du fil et ça se sent nettement.

 

Heureusement, on ne voit ni la différence de bain ni celle d’épaisseur – mais je jure que j’essaierai d’utiliser mon stock de laine avant le prochain siècle – ou alors j’essaierai de choisir des projets avec la bonne quantité de laine 🙂

  • modèle : Millisande – Ann McCauley publié dans Brooklyn Tweed Wool People vol. 8
  • laine : Drops Lima coloris 7810 – 17 pelotes